Des articles que j’ai publiés (des articles originaux) m’ont rapporté chacun 100 000€. Comment ai-je fait pour publier des articles qui m’ont chacun rapporté plus de 100 000€ ? Ce n’est pas du putaclic (titre aguicheur et trompeur pour attirer le lecteur). C’est la réalité. Cela m’est arrivé. Et plus d’une fois. Ce sont des cas personnels, réels, ce n’est pas du story telling ni une manière de faire passer un message. Ces articles, basés sur mon expérience, mes observations, mon analyse, m’ont rapporté plus de 100 000 euros. Chacun. Comme j’ai l’habitude d’écrire (plus de 1 000 articles et 6 livres à ce jour), écrire un article me demande 1h à 2h. Cela veut donc dire 1h à 2h d’investissement pour 100 000€ de chiffre d’affaires.

Je pense que c’est assez rentable, « ROIste » comme on peut l’entendre parfois. Je ne connais pas beaucoup d’autres approches qui ont un tel effet de levier.

Si je l’ai fait, d’autres peuvent y arriver. La seule limite, c’est que cela ne se décide pas. Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant : « aujourd’hui je vais publier un article original qui va me rapporter 100 000 euros de chiffre d’affaires ». Et ce n’est pas non plus planifiable. Malheureusement.

Cela m’est déjà arrivé à 3 reprises. Pour être très précis, ce ne sont pas les articles eux-mêmes qui m’ont directement rapporté 100 000 euros mais ils ont déclenché des réactions qui au final m’ont rapporté cette somme. Et ces retours ont été très rapides, c’est-à-dire en quelques jours après leur publication.

Premier article à 100 000€

Un mercredi d’Octobre 2013. Je publie un article sur le blog Presse Citron où je suis l’un des auteurs invités. Le lendemain, je reçois 2 invitations, l’une via LinkedIn, l’autre par Viadeo. Elles viennent de la même personne. Il travaille au marketing d’une des 5 plus grandes marques mondiales. Le message est court : « j’ai lu votre article … Je pense que vous pourriez aider mon équipe. Est-il possible de se rencontrer ». Je n’ai pas le souvenir exact des mots employés, mais c’était le sens du message. Je réponds. Le mardi suivant je suis dans son bureau et 2 heures après, je sors avec un bon de commande. Pas d’appel d’offres, pas de consultation, pas de prospection longue, pas de service achat. Nous avons travaillé ensemble plusieurs mois jusqu’à qu’on lui demande d’aller développer ses talents ailleurs. L’article : Pour être visible sur LinkedIn, ayez une approche Presse People. Un titre pas très clair, mais qui peut attirer l’attention. Le parallèle entre LinkedIn et la presse people va aiguiser l’intérêt de quelqu’un qui s’intéresse au sujet. Ce n’est pas putaclic, je pense que l’article apporte de la valeur et surtout, je n’y vends rien. A aucun moment. Sous le titre, le thème de l’article est exposé en quelques mots : on sait tout de suite de quoi je vais parler :  » Qu’il s’agisse de Google pour les sites et les blogs ou de profils sur les réseaux sociaux, sur quels mots ou expressions doit-on être visibles ? Et quelle approche avec Linkedin ? Explications. » Evidemment, je ne suis pas dupe, la formidable exposition apportée par Presse Citron a fortement contribué à ce succès. Sans ce support, je n’aurais probablement pas eu ce succès.

Deuxième article à 100 000€

J’ai fait partie des premiers français autorisés à publier sur LinkedIn. Après les « influencer ». Comme souvent, LinkedIn avait donné cette possibilité à certains profils, pour tester, avant de déployer globalement plusieurs mois plus tard.

Nous sommes en Septembre 2015. Un jeudi matin, je publie sur LinkedIn un article déjà publié sur mon blog. A cette époque, si ce n’est préhistorique, au moins moyenâgeuse, ce n’était la foire aux publications comme c’est le cas aujourd’hui. Il était certes plus facile de se rendre visible, mais il y avait aussi moins de monde et les inscrits y passaient peu de temps.

Cet article aussi avait un titre très court, mais plus explicite que le précédent : Commerciaux : pourquoi vous n’intéressez personne. A l’époque, donc, ce n’était pas encore trop mal vu de ne publier qu’un teasing sur LinkedIn pour faire ensuite venir le lecteur sur son blog pour avoir le détail. En effet, je n’ai rédigé que 10 lignes sur LinkedIn, l’introduction. Avec suffisamment d’éléments pour inciter à cliquer pour aller sur l’article avec les détails.

Là encore, j’utilise un sous-titre pour expliquer où je veux emmener le lecteur : 3 erreurs fréquentes en social selling. Je pense que cette explication est meilleure en sous-titre qu’en titre. Le titre ne doit pas trop en dire, sinon ceux qui se sentent (à tort) non concernés, ne viendront pas.

998 « lecteurs ». Ce n’est pas énorme, mais à cette époque, c’est un bon score. Ceci étant dit, je ne me suis jamais trop fixé sur le nombre de likes, de vues ou de commentaires. J’ai eu plus de retour avec des articles à 200 lecteurs qu’à 10 000 lecteurs.

1 heure après la mise en ligne sur mon profil LinkedIn, je reçois un mail du Directeur Commercial d’une grosse filiale d’un groupe du CAC 40. Le message n’est plus stocké sur LinkedIn, mais il disait en gros ceci : « je viens de lire votre article de ce matin. Je fais une réunion commerciale avec tous mes managers le xx Octobre prochain. Etes-vous disponible ? J’aimerais que vous veniez leur en parler. Je vous fais confiance pour le prix ». 1 mois après, je suis devant son équipe, mon devis a été validé rapidement, sans négociation. Suite à cette intervention, nous démarrons une mission de plusieurs mois qui s’arrête au changement de poste du dirigeant. Entre temps, il a pris soin de nous recommander à une autre filiale du groupe, où je déclenche également une mission.

Le troisième article à 100 000€

Ce dernier article est plus récent. Le contexte est le même que pour le 2°, c’est-à-dire, la reprise sur mon profil LinkedIn d’un article initialement prévu sur mon blog. Idéalement, il ne faudrait pas faire de copier / coller entre le blog et LinkedIn, mais je n’ai ni le temps, ni les ressources pour écrire 2 versions différentes de tous mes articles.

Cette fois-ci, l’article n’est pas issu de ma réflexion, c’est un cas client : SEO : référencement sur 3 550 mots clés en 6 mois (cas client). La promesse est très claire dès le départ : je parle de SEO, j’annonce le résultat, en combien de temps il est obtenu et je précise que c’est un cas client. Le résultat ? Une catastrophe : 471 « vues ». Peanuts. Nada. 43 likes, 13 commentaires, 6 partages. C’est ce qu’on appelle (presque) un bide.

Sauf que.

Sauf que je reçois ce message :

Il vient d’une « follower » qui travaille au département innovation d’un des principaux groupes industriels français.

Cela confirme une nouvelle fois, que la seule mesure qui compte réellement, ce n’est pas le nombre de vues ou d’interactions. C’est la prise de contact, la demande entrante.

15 jours plus tard, je les rencontre. 2h de rendez-vous. C’est validé. Là encore : pas de consultation, pas d’appel d’offres, pas de mise en concurrence et aucun contact avec un service achat si ce n’est pour ma fiche fournisseur.

D’autres cas ?

J’ai au moins un autre cas de contenu éditorial qui m’a beaucoup rapporté, mais c’était un interview sur un produit que je lançais en France (distributeur exclusif) et non un de mes articles. Ce seul interview, m’a permis de lancer le produit en France et m’a régulièrement apporté des clients pendant les 5 ans de durée du contrat.

Conclusion

Je pense qu’une stratégie éditoriale, quand elle est bien menée peut ouvrir de nombreuses portes et avoir de très bons résultats.

Dans 2 de ces articles, j’ai cherché à rendre service en partageant mon analyse et mon point de vue. Le 3° est un peu plus auto-promotionnel en relatant un cas client. Encore que cet article explique clairement toute l’approche déployée avec pas mal de détails (sans tout dire non plus, je ne partage pas notre « secret sauce » sur le sujet).

Ceci étant dit et malgré ces exemples, j’ai conscience, que l’exercice n’est pas aisément duplicable dans toutes les entreprises.