LinkedIn peut être une plateforme qui apporte de très bons résultats à ceux qui l’utilisent. Ou pas. Grâce à LinkedIn, on peut recruter, se faire recruter, trouver des prospects, chercher des clients, se positionner comme un media, développer une audience, satisfaire son ego, discuter avec d’autres, essayer de confronter des points de vue différents… Ce dernier point, sur LinkedIn, comme sur les autres réseaux sociaux (même professionnels), est plus difficile. Quand quelqu’un n’est pas d’accord avec nous, les insultes ou les commentaires lapidaires (du type « c’est nul ») émergent plus rapidement que les contre-arguments. Sur les réseaux sociaux, on peut échanger avec beaucoup de monde… à condition d’être d’accord.

Comment émerger sur LinkedIn : ma stratégie 3BE

Pour émerger sur LinkedIn, j’ai identifié 3 leviers. C’est ce que j’appelle la stratégie des 3BE : c’est la stratégie gagnante sur LinkedIn. Les 3 approches que j’ai identifiées sont : BE Found, BE Seen et BE in touch.

Pour ceux qui n’ont pas lu ou pas le temps de lire mon article dans son intégralité (parmi le bruit de fond permanent, il y a de bons contenus, publiés dans une démarche de publication de contenu). Le content marketing étant un des leviers les plus efficaces et les plus utilisés du marketing digital.

Dans cet article, voici comment je présente la stratégie gagnant sur LinkedIn. C’est à une stratégie à 3 niveaux. Chaque approche peut suffire, mais c’est en utilisant les 3 qu’on aura les meilleurs résultats puisque c’est là qu’on enverra le plus de signes positifs à destination de l’algorithme de LinkedIn. Et il faut bien comprendre que c’est algorithme est au centre de tout ce qui se passe, ce qui est vu ou non et de ce qui est vu ou non.

BE found

Ce que j’entends par BE found (sur LinkedIn), c’est : faites en sorte que l’on vous trouve, c’est-à-dire qu’on trouve votre profil LinkedIn, c’est-à-dire que quelqu’un qui va sur LinkedIn pour chercher des compétences ou des expertises doit vous trouver si ce sont les vôtres. Il faut adopter une démarche marketing pour rendre son profil visible. Non pas se considérer comme un produit, mais savoir précisément :

  • pourquoi on va sur LinkedIn,
  • ce qu’on attend de sa présence Linkedin,
  • de qui on veut être vu (chasseurs, journalistes, prospects, clients, organisateurs d’événements),
  • pour quoi on veut être vu (compétences, expertises…).

Vous êtes le principal responsable de la visibilité de votre profil sur LinkedIn. Vous pouvez jouer sur 2 effets de levier pour optimiser la visibilité de votre profil : d’une part le contenu et d’autre part, la taille du réseau.

Le contenu de votre profil est la principale clé de votre visibilité dans le moteur de recherche. L’algorithme de LinkedIn est puissant mais assez basique. Techniquement parlant, il ne cherche pas pas des mots clés mais des chaînes de caractères. C’est-à-dire que pour LinkedIn, il y a une différence entre :

  • télecom et télécoms
  • agroalimentaire et agro alimentaire
  • directeur et directrice
  • CFO et DAF
  • DG et Directeur Général.

L’un des principes de la rédaction de profil LinkedIn, c’est qu’on y met du texte libre. L’un des principes de la recherche de profils sur LinkedIn, c’est qu’on y met du texte libre. Ce constat étant fait, plus on élargit et plus on diversifie la sémantique de son profil, plus on est susceptibles de ressortir sur de nombreuses recherches et, réciproquement, plus on cherche large, plus on trouve de profils.

La clé du contenu du profil n’est pas liée à la quantité mais à la qualité. J’ai fait, pour une cliente, un profil assez synthétique (160 mots dans le résumé, 240 mots dans l’expérience pour un peu moins de 15 ans de parcours professionnel). Bilan : 4 contacts de chasseur avec propositions de RdV dans la demie journée qui a suivi la mise en ligne du profil.

Certes il y de nombreux profils qui ont moins de contenu, mais cela reste assez court quand même.

Selon Business Insider, un recruteur passe 6 secondes sur votre profil LinkedIn et ils utilisent en moyenne plus de 7 mots clés. Donc vous ne ressortez QUE si votre profil contient les 7 ou 8 mots clés du recruteur (dans leur orthographe exacte, au caractère près). Plus vous optimisez votre profil, plus vous devez développer votre visibilité (cela suppose néanmoins qu’il y ait de la demande pour vos compétences).

On peut dire que si votre contenu est vraiment bien fait, cela suffit à la visibilité de votre profil. Vous seul êtes responsable de la qualité de votre profil.

En recherche d’emploi, il faut qu’on le trouve et qu’il rassure notamment sur vos compétences.

Si vous cherchez des clients (commercial, consultant, coach…), il vaut mieux le concevoir comme un tunnel de vente. Exemple de bon profil LinkedIn (dans une démarche de prestation de services).

BE SEEN

C’est un levier LinkedIn très différent du précédent. On passe de « faites en sorte qu’on vous trouve » à « faites en sorte qu’on vous voie ». Cela n’a rien à voir. Dans le premier cas, on vient de le voir, cela repose sur le contenu du profil (résumé, expérience professionnelle, formations…). Dans ce cas, cela repose sur le contenu publié et / ou partagé sur LinkedIn : faites en sorte de vous rendre visible en étant actif sur LinkedIn.

Les interactions et les publications sont de différents ordres : likes, commentaires, partages, posts, articles, vidéos.

Likes, commentaires, partages entre dans la catégorie interactions.

Depuis quelques jours les likes ont évolué : on peut y ajouter une émotion. Mais attention : uniquement une émotion positive : J’aime, Bravo, J’adore, Instructif, Curieux.

On n’a pas le droit de ne pas aimer, ou pas comme ça en tout cas. Liker fait plaisir à l’auteur. Ce qui est intéressant avec ses réactions, c’est qu’on sait combien on a de chaque et qui a liké comment. Pour un prestataire ou un candidat, savoir qu’un contact N2 a dit bravo, adoré ou trouvé instructif, c’est une option qui n’est pas inintéressante. Ce qui est intéressant aussi, c’est qu’on peut savoir qui a adoré ou trouvé instructif le contenu d’un autre profil, y compris un N2.

Pour celui qui like, liker n’apporte pas grand-chose, si ce n’est être un connecteur et (dans certains cas) être celui par lequel une information arrive.

Commenter est, a priori, plus engageant. Certes il y a des commentaires bidon sur LinkedIn, faits par de faux profils ou depuis votre profil sans nécessairement l’avoir cherché. Il y a aussi des commentaires inutiles, qui n’apportent rien au débat, notamment dans la critique. Mais il y a aussi souvent (heureusement) des commentaires positifs, réfléchis et qui apportent une vraie valeur, des conseils, un point de vue différent.

Le partage se divise en 2 actions différentes : partager dans le fil ou envoyer un message à quelqu’un de son réseau direct. Sans abonnement payant (c’est-à-dire sans être membre premium), on ne peut en effet envoyer un message à un contact N2 que par l’intermédiaire d’un groupe.

Publications

Les publications de contenu sur LinkedIn se divisent en 3 catégories, 3 types de publications : les posts, les articles et les vidéos.

Tous ces formats sont accessibles depuis la page d’accueil.

Les posts sont des contenus limités à 1 300 caractères. Aujourd’hui, tout le monde a accès à cette option. Les posts textes sont adaptés au partage d’expertise, d’expérience ou d’anecdotes. C’est le format de publication le plus simple sur LinkedIn et c’est un format qui a un potentiel viral assez élevé.

Les posts ont des préférences de publication, à destination de :

  • Tout le monde : visible de tous, sur LinkedIn et en dehors. Il faut être clair, cela reste théorique.
  • Tout le monde + Twitter : idem + compte Twitter rattaché au compte LinkedIn.
  • Relations uniquement : uniquement contacts de premier niveau 1 (ceux que LinkedIn appelle les relations). Néanmoins, n’importe quel N1 qui like un post le relaiera à une partie de son réseau donc à des N2 de l’émetteur d’origine.
  • Groupes : on peut partager directement dans l’un des groupes dont on fait partie.
  • On peut autoriser ou non les commentaires : attention, si on n’autorise pas les commentaires, rien n’empêchera quelqu’un un désaccord d’aller publier sa critique ailleurs, sans qu’on en soit informé.

Les articles ne sont pas limités en taille (j’ai lu une limite à 100 000 caractères, mais non confirmée par LinkedIn). C’est l’équivalent d’un article de blog. Ils sont destinés à partager une expertise de manière plus approfondie : analyses, challenges, opportunités, tendances… LinkedIn recommande au moins 3 paragraphes. Les articles ne sont possibles que depuis des profils personnels et pas depuis des pages d’entreprises.

Qui voit quoi ?

Votre fil d’actualité vous est personnalisé en fonction des personnes que vous suivez (donc de vos contacts directs, mais pas que), de vos relations (les contacts de 1° niveau), et de vos centres d’intérêts sur LinkedIn.

Concrètement, comment cela se passe ?

Voici la réponse de LinkedIn : « Les systèmes de LinkedIn suivent et analysent les actions sociales comme le fait de rédiger un post ou un article, d’aimer du contenu ou de commenter les posts ou articles d’un autre membre. Nous utilisons ces données dans nos algorithmes pour vous offrir un contenu pertinent dans votre flux LinkedIn. » Je ne vois par exemple jamais le contenu publié par une de mes clientes (je n’ai jamais montré à LinkedIn que ses thématiques m’intéressaient) alors qu’elle voit tous les miens.

Comment LinkedIn comptabilise les chiffres de vues de posts, de vidéos et d’articles ?

Statistiques des posts LinkedIn

Toute personne qui a vu un post dans le fux de sa page d’accueil. LinkedIn ne définit pas comment se comptent ces vues (temps passé sur le post, arrêt sur le post…).

En fait, cela semble être un peu plus subtil. Il n’y a rien d’officiel de la part de LinkedIn sur ce sujet et les réponses apportées à la comptabilisation des vues n’est jamais très précise. Une impression de post viral peut donc s’avérer, en réalité, très éloignée de la réalité.

Entre le feelinq qu’on a sur le sujet, les avis récoltés et quelques articles, il semble qu’en fait LinkedIn compte 1 vue dès qu’on post a été présenté dans un flux. Il est donc important de comprendre que, pour les posts, « vues » n’a rien à voir avec « lus » et encore moins avec « retenu ».

Si vous faites défiler votre flux pendant 30 minutes sans y prêter réellement attention, LinkedIn comptabilisera 1 vue pour chaque.

Les vues de posts ne sont pas un véritable indicateur d’engagement. D’ailleurs on voit souvent un engagement bien plus faible que sur les articles alors qu’il y a beaucoup plus de vues.

Statistiques des articles LinkedIn

Toute personne qui a cliqué sur l’article pour l’ouvrir dans son navigateur ou sur son app mobile. C’est la différence essentielle avec le post : le clic, que ce clic vienne du profil, d’un post (on utilise un post pour promouvoir un artice), d’un lien dans un mail, de Google…

Contrairement aux décomptes de vues pour les post, c’est donc le résultat d’une action. A priori, personne ne voit un article par accident.

Statistiques des vidéos LinkedIn

Toute personne qui a vu une vidéo dans le flux de sa page d’accueil ou en cliquant sur la vidéo. Concernant les vidéos, LinkedIn comptabilise le nombre de vues de 3 secondes ou plus.

En complément, sachez que :

– les statistiques de vos posts sont disponibles pendant 60 jours à partir de la date de création.

– les statistiques sont accessibles pendant 2 ans.

– le détail des statistiques est disponible à partir de 10 consultations d’abonnés uniques, MAIS, les statistiques affichent des vues non uniques. Vous revenez 10 fois sur votre contenu, vous comptez pour 10 vues.

– LinkedIn n’aime pas (l’algorithme n’aime pas) les liens externes (les liens qui envoient en dehors de LinkedIn), donc évitez d’insérer des liens dans vos posts et privilégiez le contenu vidéo original au contenu vidéo venant de YouTube.

La 3° approche, le 3° BE, c’est BE In touch, l’approche directe sur LinkedIn. Elle repose sur un maîtrise du moteur de recherche et des requêtes booléennes (OR, AND, NOT) ainsi que de l’usage des parenthèses et des guillemets. Ensuite, il y a plusieurs tactiques, des approches plus directes aux approches plus longues et reposant sur l’engagement.