Il y a vraiment des moments où je me dis que j’ai des principes d’un autre temps ou que je suis trop naïf. Mais je ne pensais pas que ce genre de pratiques arrivait encore aujourd’hui.

Il y a quelques jours avait lieu la seconde édition 2017 du Social Selling Forum de Loïc Simon. C’était vraiment une très belle journée et, pour moi, la meilleure édition du Social Selling Forum.

J’y ai rencontré beaucoup de nouveaux contacts. J’y ai eu des échanges passionnants. J’ai pas mal échangé avec un de mes homologues que je ne croise d’ailleurs que lors de cet événement. Pour faciliter la lecture, je vais l’appeler O.

J’a bien évidemment pris de ses nouvelles. Il me dit qu’il a rejoint une agence reconnue. Je connais bien cette agence et son fondateur (que j’appellerais F.). Nous avons longtemps déjeuné ensemble assez régulièrement. Nos échanges ont souvent dépassé le cadre personnel. Nous avons partagé nos projets, nos visions… Nous sommes également intervenus lors des mêmes conférences ou des mêmes tables rondes. On est allés en clientèle ensemble en essayant d’associer nos points forts pour développer nos business respectifs. Je ne le fais pas avec tout le monde, je croyais être en confiance en le faisant.

Mon confrère (O.) me parle de différents projets pilotés par l’agence qu’il a rejointe et me cite quelques clients dont un groupe international de conseil RH.

Je connais bien ce groupe. Je l’ai prospecté en 2014. J’ai rencontré l’équipe marketing. J’ai identifié un besoin et, pour répondre au mieux aux attentes de mes interlocuteurs, j’avais proposé à mon « ami (F.)  » d’associer nos compétences. A l’époque, mes contacts chez ce prospect ne connaissaient ni cette agence, ni son fondateur.

J’ai donc travaillé ma recommandation et préparé ma proposition que j’ai adressée au dirigeant marketing. C’était un beau dossier, avec de nombreuses prestations, auquel j’avais associé 4 partenaires. Suite à cela, le décideur devient injoignable ce que j’ai du mal à comprendre.

Je suis donc très surpris d’entendre il y a quelques jours, que ce groupe RH international soit client de la nouvelle agence de O.. Ma première réaction est de me dire qu’ils ne travaillent pas avec la personne que je leur ai présentée. Ils on un autre interlocuteur sur un autre projet. Pour m’en assurer, je lui demande quand même le nom de leur contact. Et il me donne le nom de la personne que j’ai prospectée et à qui j’ai présenté F., le Directeur de l’agence.

J’apprends donc que celui que je prenais pour un proche et en qui j’avais toute confiance, m’avait contourné pour aborder le client en direct. Je n’en suis toujours pas revenu.

Je ne pensais pas (je suis vraisemblablement trop naïf) qu’on agissait encore comme cela aujourd’hui avec quelqu’un qu’on voit régulièrement et à qui on fait des grands sourires quand on le rencontre.

Certains vont me dire « On n’est pas chez Alice au pays des merveilles » ou « on n’est pas chez les bisounours » ou encore qu’un client (et qui plus est un prospect) n’appartient à personne. Tout cela est vrai. Très vrai. Mais je trouve ce comportement particulièrement minable. Ce monsieur est un tout petit monsieur.

J’en parle ensuite à une relation professionnelle, qui est lui un véritable ami, incapable de ce genre de pratique et il m’informe qu’il n’est pas surpris, que c’est tout à fait le genre du personnage et que je ne suis pas le premier.

A ne pas oublier, encore en 2017 : « si tes ennemis te ratent, tes amis ne te rateront pas » (A. Capus) ou plus récemment : « Les amis sont les meilleurs traîtres en puissance » (A. Nothomb).