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Il y a quelques jours, Eric Schmidt est venu plaiser la cause de Google en Europe. Si Google est un monopole, il répond que Google est un bon citoyen européen et met en avant le fait que Google est essentiellement un intensificateur de concurrence.

A propos des investissements de Google en Europe, il indique que Google fait travailler 9 000 personnes en Europe et que Google a investi plus de 4 milliards ces 4 dernières années.

Des résultats plus simples

A propos des résultats du moteur de recherche, Maps fait désormais partie intégrante de la recherche. Maps est devenu indissociable de Google. Quant au mobile, la recherche y est très différente de celle depuis un PC. La vitesse et la simplicité sont essentielles. Pendant plusieurs années Google n'a pas été bon pour répondre à des questions telles que "vols de Paris à New York". Google a longtemps répondu en proposant des dizaines de liens amenant à des sites où il fallait encore saisir sa requête. Ce qui générait beaucoup de frustration. L'internaute veut des résultats rapides et Google a donc lancé Flight Search". Idem pour la météo, désormais on tape "météo Paris" et on a directement les prévisions pour les prochains jours.

La recherche est pour les internautes, pas pour les sites

Cette réponse directe de Google aux questions des internautes est au cœur des plaintes contre Google auprès de la Commission Européenne. Expedia, Yelp ou TripAdvisor font valoir que cela les prive de trafic pertinent et impacte négativement leurs business. Eric Schmidt, fait valoir que le trafic que Google amène à ces sites s'est significativement développé, plus rapidement que le trafic de Google. Il rappelle également que Google a créé la recherche pour les internautes, pas pour les sites.

Google monopole?

Le monopole n'est pas là où on croit. Si vous voulez vous informer, vous allez sur un site d'information. Bild, le principal journal en Europe a 70% de trafic direct; un peu plus de 10% via les moteurs de recherche et 10% des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. Si vous voulez faire un achat, vous pourrez aller sur Google, Yahoo ou Qwant, mais vous irez plus probablement sur Zalando ou Amazon. L'an dernier, 1/3 des internautes qui voulait faire un achat a démarré sur Amazon. Plus de 2 fois plus que ceux qui ont commencé sur Google.

Facebook, le premier concurrent de Google sur mobile

L'information locale est elle aussi de plus en plus importante. Google est une option, mais il y a aussi Yelp, TripAdvisor… Et il y a le mobile, dont l'usage est très différent du PC. L'application la plus populaire au monde, y compris en Europe, est Facebook. Facebook se définit d'ailleurs comme la bretelle d'accès à Internet.

Google a des concurrents

Les gens ont le choix, et ils choisissent tous les jours. Google évolue dans un environnement compétitif qui évolue en permanence. Orkut, le réseau social archi leader de Google au Brésil a été remplacé en quelques années seulement par Facebook. L'histoire montre que la taille ou le succès passé ne sont en aucun cas des garanties pour le futur. De grandes entreprises peuvent être dépassées rapidement. Des exemples : Yahoo! Nokia, Microsoft, Blackberry… qui paraissaient sans rivales, mais qui ont été dépassées par des modèles de rupture, Google notamment.

Notre concurrent principal c'est Amazon

En réalité, notre plus gros concurrent sur la recherche, c'est Amazon. Personne ne pense à Amazon comme moteur de recherche, mais si vous voulez acheter quelque chose, vous commencerez sur Amazon.

Le "Google-Killer" est inévitable

Le plus important est que quelqu'un, quelque part, dans un garage va nous dépasser. On le sait, car il y a quelques années, c'était nous dans le garage. Le changement vient d'où on l'attend le moins. Le prochain Google ne fera pas ce que Google fait, de même que Google n'a pas fait ce qu'AOL faisait.

Pour voir le nombre de recherches sur Google en temps réel.

Nombre de recherches Google en 1 seconde

Cyril Bladier