PME
P. Micelli a réalisé une étude intéressante sur la perception que les dirigeants des PME ont des réseaux sociaux. Cette étude a été réalisée au sein d’un hub viadeo. Ce qui laisse supposer que les répondants ont déjà une certaine affinité avec l’informatique et avec Internet. En effet, pour répondre à cette enquête il fallait donc être inscrit sur viadeo, être membre d’un hub et donc avoir payé l’abonnement.

Principaux enseignements de cette étude:

1) 1/3 se déclare avisé sur les médias sociaux. On aurait pu attendre un chiffre plus élevé compte tenu des profils des répondants (cf. intro ci-dessus). Très peu sont experts. Ce qui est peu étonnant car le phénomène reste assez récent et évolue en permanence.

2) 80% pensent que c’est une vraie tendance de fond et qu’ils peuvent être pertinents quelque soit la taille de l’entreprise. C’est plutôt rassurant: les PME semblent avoir intégré que même elles peuvent être concernées par les réseaux sociaux. D’ailleurs 80% (les mêmes?) estiment que les médias sociaux pourraient leur être utiles.

3) De fait 60% utilisent déjà ces outils, à commencer par Viadeo, puis Facebook et enfin Twitter. En revanche, les blogs sont très peu utilisés (13% des cas). C’est pourtant un bon moyen de développer sa présence, de montrer une expertise et d’engager la conversation.

4) Ces entreprises utilisent principalement le “Social Media” pour leur propre compte, plus que pour leurs clients ou leurs prospects. Les médias sociaux sont plus un outil d’information (veille, évolution produits, connaissance clients…) que de communication ou de promotion.

5) Cependant, même si l’immense majorité pense que les médias sociaux peuvent les aider, moins de 20% sont prêts à se lancer. La nouveauté, les risques, la non-maîtrise de tous les éléments doit en refroidir plusieurs. A noter tout de même que 40% se déclarent prêts à le faire.

6) Le problème est que 80% n’ont ni le temps (et il en faut), ni les compétences pour le faire. Cela signifie également qu’ils n’ont pas les compétences pour recruter ce type de profils (comment recruter quelqu’un sur une problématique dont on ignore les grands principes?). Et qu’ils n’ont pas les compétences non plus pour décoder les offres externes: qui est sérieux? qui ne l’est pas? qui est au bon prix? Ce qui explique que seulement 18% sont ouverts à une aide externe.

7) En aide externe, les attentes portent essentiellement sur la stratégie à adopter, en analyse de performance et en définition de plans médias.

 

Compte tenu de l’impact potentiel en termes d’image et de notoriété, les PME devraient être moins frileuses et tester. D’autant que l’investissement de base n’est pas celui d’un spot de 30 secondes à 20h40 et que le ciblage peut être beaucoup plus pointu.