LinkedIn est le principal annuaire professionnel au monde. C’est une immense base de données de près de 500 millions de profils dont 12 millions en France.

J’en profite pour rappeler qu’une base de données vit des infos qui y sont mises et que plus il y a d’informations, plus la base de données peut être efficace et riche d’enseignements. Cela veut dire, je le précise par rapport à certains pseudo-experts qui n’y connaissent rien et n’ont rien compris au fonctionnement de l’outil, que le contenu est l’une des 2 bases de la visibilité sur LinkedIn. Contrairement à ce que certains racontent, un profil synthétique, avec peu d’informations, qui joue le « teasing » pour en garder pour l’entretien ou le rendez-vous, ne donnera rien et n’aura que peu de visites.

Hormis des cas particuliers de personnalités qui sont suffisamment connues et reconnues pour générer du trafic sur leurs profils sur leurs seuls noms, un profil doit avoir du contenu s’il veut être vu.

La recommandation qui consiste à vouloir en mettre le moins possible sur son profil ne tient pas la route :

  • Si on en met trop sur son profil, on n’aura plus rien à dire lors d’un entretien. D’une part, si c’est vrai c’est inquiétant ; d’autre part l’objet de LinkedIn est de dire ce qu’on a fait et ce qu’on sait faire, tandis que l’objectif d’un entretien est d’expliquer comment (comment on agit, comment on manage, comment on dirige, comment on gère, comment on pourra s’intégrer ou non dans une culture d’entreprise…).
  • LinkedIn n’est pas un outil sémantique. Techniquement parlant, LinkedIn ne cherche pas des mots clés ni des compétences, mais des chaînes de caractères : telecom n’est pas la même chaîne de caractères et les résultats d’une requête seront différents ; idem pour agroalimentaire et agro-alimentaire ; idem pour directeur et directrice ; idem pour CFO et DAF ; pour DG et Directeur Général…. Un DAF, doit mettre dans son profil DAF, Directeur financier, Directeur Administratif et Financier ; CFO ; Chief Financial Officer. Cela joue nécessairement sur la quantité de contenu.
  • Plus un profil a du contenu, plus il a de probabilité de contenir les 7 mots clés (en moyenne), recherchés par un recruteur.
  • D’ailleurs c’est ce que dit LinkedIn dans son assistance : « Si vous intégrez une liste étendue de mots clés à votre profil, vous pouvez apparaître dans un grand nombre de recherches » (https://www.linkedin.com/help/linkedin/answer/5247?query=mots%20cles).

ATTENTION

  • LinkedIn précise qu’il ne faut pas essayer de se rendre visible sur des mots clés correspondant à des compétences qu’on ne possède pas : « La question qu’il faut vous poser cependant est de savoir si les autres membres considèrent votre profil comme pertinent pour leur recherche ».
  • LinkedIn précise que le bourrage de mots clés et la répétition ne sont pas des bonnes pratiques. Au-delà de ne pas être une bonne pratique, c’est totalement inefficace. Jason S. est connu pour avoir notamment mis plus de 500 fois le même mot clé dans son profil. Il est pourtant totalement invisible sur cette compétence. En effet, sur LinkedIn l’emplacement compte plus (beaucoup plus) que la répétition.
  • LinkedIn rappelle qu’avoir un profil complet est essentiel : « Non seulement un profil complet vous aide à apparaître dans plus de recherches, mais il améliore également la façon dont vous êtes associé dans notre système. » Pour avoir un profil complet (expert absolu), il faut : photo / localisation / secteur d’activité / résumé / poste actuel avec une description / 2 postes précédents / formation / au moins 5 compétences / au moins 50 contacts. Plusieurs de ces critères du profil complet correspondent à des critères de ciblage publicitaire. Etonnant, non ?
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Considèrerait-on chez LinkedIn qu’un profil complet soit un profil adapté au ciblage publicitaire ?

  • Faites-vous plaisir avec les compétences (vous pouvez en mettre 50), mais même si vous pouvez mettre des compétences en texte libre, ne le faites pas. La rubrique compétences n’est là que pour répondre à la rubrique compétences proposée dans LinkedIn Recruiter. Limitez-vous donc aux compétences recensées par LinkedIn.
  • LinkedIn confirme que la taille du réseau est essentielle. Même si on vous dit de ne vous connecter qu’à ceux que vous connaissez, LinkedIn est très clair : « plus vous avez de relations, plus vous serez susceptible d’être connecté à la personne qui effectue la recherche. Les relations plus rapprochées, telles que celles de 2e niveau par rapport à celles de 3e niveau, améliorent votre classement dans les recherches. » On ne vas pas % s’étonner ensuite de trouver des collectionneurs, ou que 70% des gens acceptent une invitation d’un inconnu sans même regarder son profil.

Cela ne consiste pour autant pas à tout mettre ni à tout dire. Ce n’est pas l’objet. Un profil, c’est la vérité du moment, en fonction d’objectifs. On choisit ce qu’on y met et on dose son contenu en fonction de ce sur quoi on veut ressortir. Isabelle a un profil synthétique mais avec tous les bons mots clés et aux bons emplacements. Résultat, malgré seulement 4 contacts, pas un mois sans une proposition de rendez-vous par un chasseur.

En conclusion :

La seule clé de la visibilité sur LinkedIn, c’est le contenu (s’il est bien fait). Le contenu est le seul levier qui permette d’optimiser sa sortie dans les pages de résultat quand quelqu’un dont on veut être vu fait une recherche.

La taille du réseau est le second levier, mais il vient loin derrière et un gros réseau sans contenu, ne donnera rien.